Les Chroniques de Bella
Confidences beauté après 50 ans
Chronique personnelle · Beauté après 50 ans

Ce que j’ai commencé à faire à 2 h du matin

Sur le réveillon où je me suis cherchée dans les photos, ce que j’ai essayé qui n’a rien donné, ce qui a fini par marcher — et la phrase que mon mari m’a dite, un soir, devant le lave-vaisselle.

Cuisine vide après le réveillon, verres et assiettes encore sur le comptoir
Je croyais avoir oublié un plat. En réalité, c’était moi que je cherchais.
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Par Isabella Dubois

J’ai failli ne pas publier cette chronique. Pas parce qu’elle est dramatique. Justement parce qu’elle ne l’est pas. C’est une histoire très ordinaire : une soirée de famille, quelques photos postées trop vite, une femme de 54 ans qui fait semblant que tout va bien. C’est peut-être pour ça qu’elle m’a autant coûté à écrire.

Il y a trois mois, mon mari m’a dit une phrase devant le lave-vaisselle. Une seule phrase. Il n’a même pas reposé l’assiette qu’il tenait.

Si vous arrivez du post que j’ai écrit sur Facebook, cette phrase fait partie de ce que vous êtes venue chercher. Je vais vous la donner. Mais pas tout de suite. Parce qu’elle ne veut dire ce qu’elle veut dire que dans le contexte de tout ce qui est arrivé avant — le 2 h du matin que je vous ai raconté, ce que j’ai essayé, ce qui n’a rien donné, ce qui a fini par marcher, et le matin où je me suis assise à ma table de cuisine devant quarante-deux commentaires sous une photo de moi.

Alors je vais tout vous raconter. Dans l’ordre. Comme je le raconterais à ma meilleure amie, à table, un midi, quand le restaurant est vide.

Je ne vais pas vous faire un argumentaire. Je ne vais pas non plus prétendre que ce n’est pas l’histoire d’un produit que j’ai fini par acheter — ce serait un autre genre de mensonge, et vous avez assez lu de mensonges cette année. Le produit est dans cette page. Je serai précise sur ce qu’il coûte, sur la façon dont je l’ai acheté, et sur ce que je changerais à ma façon de l’acheter si je devais recommencer.

Mais le produit n’est pas l’histoire.

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Revenons en arrière.

Le 2 h du matin que j’ai décrit sur Facebook, ce n’était pas une nuit. C’était trois semaines de nuits. Je ne veux pas qu’on croie qu’une seule recherche a produit une réponse propre. En général, à mon âge, les choses n’arrivent pas comme ça.

Voici ce que j’avais au début de ces trois semaines.

J’avais un visage que je ne reconnaissais plus. J’avais lu, quelque part entre deux onglets, que les dermatologues estiment qu’une femme peut perdre jusqu’à 30 % du collagène de sa peau dans les cinq premières années qui suivent la ménopause. Sur la page, ça ressemblait à une statistique. Dans mon miroir, ça ressemblait à un déménagement lent.

J’avais près de 1 300 € de soins sur le rebord de mon lavabo. Aucun n’avait arrêté ce qui était en train de se passer. Certains l’avaient empiré. Le rétinol que j’utilisais depuis mes 40 ans me rendait les joues à vif. Le sérum à la vitamine C que je portais sous mon maquillage depuis dix ans me faisait rougir en moins d’une heure. Ma crème ne pénétrait plus — elle restait en surface comme un film, comme du beurre froid sur une poêle qui a refroidi.

J’avais vu une dermatologue qui m’avait parlé de comblement — joues, vallée des larmes, ovale — pour un montant qui m’a fait reposer mon agenda sans rien réserver. Pas à cause du prix.

À cause d’une femme croisée à un mariage trois mois plus tôt. La cinquantaine. Belle. Les joues pleines, le front lisse. Et ce léger décalage de quelqu’un qui s’est engagé dans un visage qui n’est plus tout à fait le sien. Je l’avais regardée embrasser la mariée, et son visage n’avait pas bougé.

J’avais aussi des mois de recherches sur les alternatives — les lasers, la radiofréquence, les fils tenseurs, le microneedling en institut. Et chaque option, quand je suivais le fil assez loin, finissait dans une version de la femme du mariage.

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Comptoir de salle de bain rempli de crèmes et sérums essayés
1 300 € de soins sur un rebord de lavabo. Aucun n’avait marché. Ma salle de bain ressemblait moins à une routine qu’à une négociation avec le temps.

À quoi ressemblaient vraiment ces trois semaines de nuits.

Au cas où quelqu’un qui me lit en serait à sa première ou deuxième nuit.

Nuit un. J’ai commencé par pourquoi mon visage a l’air si fatigué à la ménopause. J’ai refermé l’ordinateur cinquante minutes plus tard. J’avais lu trois articles sur le traitement hormonal, dont aucun ne répondait à ma vraie question. (Et puis le traitement hormonal, en France, on n’en parle qu’à voix basse — à peine une femme sur quarante en prend.)

Nuit sept. J’ai tapé j’ai tout essayé peau ménopause et j’ai cliqué sur un forum de femmes que je n’avais jamais rencontrées. La première décrivait son fond de teint qui ne se posait plus pareil. La deuxième, sa peau devenue « sèche et en colère ». La troisième ne se reconnaissait plus sur les photos. La quatrième n’avait écrit que quatre mots : j’ai tout essayé.

J’ai lu chaque réponse. Une quarantaine de femmes. Une quarantaine de versions légèrement différentes de la même prise de conscience : ma peau a changé, et les produits que ma peau adorait, eux, n’ont pas changé.

C’est la nuit où j’ai arrêté d’acheter des crèmes.

Nuit quinze. J’ai commencé à taper d’autres mots. Non plus quelle crème, mais qu’est-ce qui se passe en dessous. Non plus meilleur soin ménopause, mais pourquoi ma peau ne répond plus.

Nuit dix-neuf. J’ai trouvé la phrase qui, avec le recul, a été la vraie charnière de toute l’histoire.

Une autre méthode.

“Je ne cherchais pas un produit. Je cherchais un autre angle.”
Le déclic

La phrase que j’ai notée dans mon téléphone à 2 h 43.

“Et si je ne cherchais pas le mauvais produit, mais la mauvaise méthode ?”

Pendant trente ans, on m’avait appris qu’il existait une hiérarchie : la crème de pharmacie en bas, la crème de luxe au-dessus, l’ordonnance au-dessus encore, le soin en cabinet plus haut, et tout en haut les injections. Une hiérarchie de puissance. Si ma crème ne marchait plus, c’est qu’il m’en fallait une plus forte.

« Une autre méthode » a défait cette hiérarchie en une phrase. Et si ma peau n’était pas sous-traitée ? Et si, simplement, elle n’absorbait plus ce que je posais dessus ? J’avais passé deux ans à acheter des crèmes de plus en plus fortes. Le problème n’était peut-être pas l’ingrédient. C’était la façon dont il était délivré.

Pas une injection
Pas un soin en cabinet
Pas une crème de plus
Une méthode à domicile, plus intentionnelle
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Je veux être honnête sur la façon dont j’ai trouvé Miyora.

Je ne veux pas que ça ait l’air plus romantique que ça ne l’était. C’était tard. J’avais trop d’onglets ouverts. J’étais méfiante.

La nuit vingt-deux, j’ai tapé micro-infusion peptides à domicile. Trois marques sont remontées. J’ai cliqué sur les trois. Deux ressemblaient à des boutiques de dropshipping — photos génériques, promesses vagues, pas de nom de fondateur, pas de vraie adresse. La troisième, non.

La troisième, c’était Miyora.

Ce qui m’a arrêtée n’était pas le mot « anti-âge ». J’en avais vu partout. C’était cette phrase, sur la première page :

« Pour les femmes dont la peau ne répond plus comme avant. »

C’est la phrase que j’essayais de dire à ma dermatologue depuis un an. Je n’avais jamais réussi, parce qu’à chaque fois qu’on commençait, on me coupait pour me parler de comblement. Le site de Miyora le disait dès le premier écran, sans détour.

J’ai fermé tous les autres onglets.

Boîte Miyora posée sur une table avec un colis ouvert, une tasse et des lunettes
Je n’ai pas commandé avec certitude. J’ai commandé parce que, pour la première fois, une phrase décrivait exactement ce que je vivais.

Avant de commander, j’ai fait ce que je fais toujours quand je n’ai pas envie de me faire avoir.

J’ai cherché la marque. J’ai lu les avis. J’ai regardé les photos du kit en détail. Et quatre choses, petites, m’ont décidée.

D’abord, l’embout. L’applicateur utilise des micro-pointes plaquées or 24 carats, scellées individuellement, stériles, à usage unique, jetées après chaque séance. J’avais lu assez d’histoires d’horreur sur le microneedling maison pour savoir que réutiliser un embout, c’est comme ça qu’on s’offre une infection. L’usage unique scellé, c’était la ligne entre un rituel cosmétique sérieux et un risque sur mon propre visage.

Ensuite, l’ampoule. Une ampoule scellée par séance. Le sérum s’appelle Replexium™ — un complexe de peptides, avec de l’ergothionéine et de l’acide hyaluronique. À usage unique. Pas un pot ouvert qui traîne trois mois sur une étagère de salle de bain.

Puis la cadence. Cinq minutes. Tous les dix jours. Trois séances par mois. Le dimanche soir.

Enfin — et c’est celle sur laquelle je revenais — l’histoire. Le fondateur racontait avoir créé ce rituel pour sa mère, Monique, qui ne pouvait plus s’offrir la routine anti-âge en institut sur laquelle elle comptait depuis des années. J’ai lu cette page avant d’acheter. Je suis le genre de femme qui lit les pages « à propos ».

Maintenant, je veux être précise sur la façon dont je l’ai acheté.

Parce qu’avec le recul, je crois que la façon dont je l’ai acheté compte plus que le kit lui-même. Et parce qu’il existe une version de cette histoire où quelqu’un qui me lit l’achète de la mauvaise manière — celle que j’ai failli choisir.

Miyora propose le Kit Découverte de deux façons.

On peut le prendre en achat unique, à 95 €. Pas d’abonnement. Pas de reconduction automatique. On commande, on reçoit, on essaie, et si on décide que ce n’est pas pour soi, on ne fait rien et il ne se passe rien.

Ou on peut prendre l’abonnement Découverte — 79 € par mois, livré tous les mois, résiliable quand on veut.

L’abonnement était seize euros moins cher que l’achat unique. Si je comptais l’utiliser sur l’année, le calcul était évident.

J’ai choisi l’achat unique à 95 €.

Et je veux vous dire pourquoi, parce que c’est exactement la raison pour laquelle tant de femmes de mon âge paient un peu plus cher pour ne pas s’engager.

Je m’étais déjà fait avoir par des abonnements. Un sérum que j’avais oublié de résilier deux fois parce que le mail arrivait un dimanche matin, et qu’un dimanche matin est le pire moment de la semaine pour se souvenir de quoi que ce soit. Un abonnement que je n’avais pas réussi à arrêter parce que le bouton de résiliation était introuvable dans l’application — ce qui n’est pas un accident.

Après la troisième fois, je m’étais promis de ne plus jamais commencer une relation avec une marque qui me prélèverait automatiquement. Alors j’ai payé les seize euros de plus pour garder le contrôle. Voir le Kit Découverte à 95 €

J’ai commandé à 2 h 31. Un dimanche. Le kit est arrivé quatre jours plus tard.

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Les trois premières fois, je n’ai presque rien vu.

Je préfère le dire maintenant, parce que les histoires de beauté deviennent vite suspectes quand tout va trop vite.

La première séance, je l’ai faite le dimanche soir, une fois Pascal couché. Cinq minutes. Un léger tapotement. Une toute petite picotement. Mon visage est resté rose une vingtaine de minutes. Le rose est parti. Je suis allée me coucher.

Deux séances de plus sur les trois semaines suivantes. Même schéma. Même rien.

À la fin de la troisième, j’ai failli écrire à la marque pour demander si je m’y prenais mal. Je ne l’ai pas fait, parce que je suis le genre de femme qui préfère perdre 95 € plutôt que d’admettre qu’elle est le genre de femme qui écrit aux marques.

La quatrième séance, c’était un vendredi.

Je n’avais pas prévu d’en faire une ce soir-là, mais mon amie Karine fêtait son anniversaire le lendemain, je ne l’avais pas vue depuis deux mois, et je voulais avoir l’air… je ne sais même pas comment finir cette phrase honnêtement. Je voulais avoir l’air de moi. C’est ce que je peux dire de plus juste.

J’ai fait la séance à 21 h. Cinq minutes. Rose vingt minutes. Au lit.

Le lendemain matin, j’ai fait mes cheveux, mes sourcils, mon eye-liner, mon fond de teint. Je me suis penchée vers le miroir pour mon rouge à lèvres. Et j’ai vu quelque chose que je ne peux pas décrire sans avoir l’air de toutes les publicités que vous avez déjà lues.

Le fond de teint n’accrochait plus dans le creux sous mon œil droit.

Ce creux accrochait le fond de teint depuis un an. J’avais arrêté d’y mettre de l’anticernes en octobre parce qu’il s’accumulait dans le pli, et que l’accumulation était pire que le creux.

Je me suis redressée. J’ai regardé mon visage entier — la première fois depuis des mois que je laissais mon œil prendre l’ensemble — et ce que j’ai vu, ce n’était pas un visage plus jeune. Ce n’était pas spectaculaire. C’était le visage d’une femme qui avait dormi sept heures au lieu de quatre.

Je ne peux pas vous dire à quel point ça comptait.

Je n’ai rien dit à Pascal au petit-déjeuner. Je n’ai pas écrit à Karine. Je n’ai pas photographié mon visage dans la lumière de la salle de bain. J’ai fait la vaisselle. Je suis allée au dîner.

Karine m’a serrée dans ses bras à la porte, s’est reculée, n’a rien dit de précis sur mon visage, et a dit : « Tu as bonne mine. » Trois mots. Le genre de trois mots qu’une amie de trente ans dit quand elle voit quelque chose sans réussir à le nommer.

Le soir même, j’ai refait le calcul.

Si je continuais — et quelque part entre le dîner et le trajet du retour, j’avais déjà décidé que oui — l’abonnement à 79 € me ferait économiser sur l’année.

Je suis passée à l’abonnement cette nuit-là. Je n’ai pas résilié. Ça fait six mois. Le bouton de résiliation est dans le menu du compte, trois clics, pas d’appel à passer. J’ai vérifié deux fois. Je suis le genre de femme qui vérifie.

Ampoule Miyora et applicateur micro-infusion posés sur une serviette propre
Cinq minutes, tous les dix jours. Ce qui m’a rassurée, ce n’était pas une promesse spectaculaire. C’était les petits détails : ampoule scellée, embout stérile, usage unique.

Maintenant, je peux vous raconter le lave-vaisselle.

Trois mois après le début du rituel. Un mardi soir. Les enfants chez eux. Pascal et moi avions mangé des pâtes dans des bols sur le canapé, comme on le fait parfois quand il n’y a rien à la télévision et qu’on est trop fatigués pour se parler, mais pas trop pour être dans la même pièce.

Je vidais le lave-vaisselle. Lui rangeait la fournée propre. On ne parlait pas. Il avait une assiette à la main — une petite, celle du pain — et il s’est arrêté, m’a regardée depuis l’autre bout de la cuisine, et il a dit :

« Tu as l’air plus toi, ces derniers temps. »

Puis il a rangé l’assiette. Il n’a pas attendu de réaction. Il n’a rien ajouté.

Je veux vous dire ce que ces mots m’ont fait, sans en rajouter, parce que le moment était petit.

Il n’a pas dit ton visage. Il n’a pas dit ta peau. Il n’a pas dit que j’avais l’air plus jeune, ni reposée, ni belle — le genre de choses que les maris disent quand ils ont remarqué que leur femme est triste et qu’ils essaient de réparer.

Il a dit toi.

“Il n’a pas dit que j’avais l’air plus jeune. Il a dit que j’avais l’air plus moi.”

Je n’ai rien répondu. J’ai continué à vider le lave-vaisselle. Quand je me suis couchée cette nuit-là, sur le côté, dans le noir, j’ai pleuré — doucement, comme après le réveillon que j’ai raconté sur Facebook, mais cette fois pas de chagrin.

C’est ce moment-là que je me répéterai à 80 ans. L’assiette. L’assiette à pain. Et cette phrase de l’homme que j’ai épousé il y a vingt-neuf ans.

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Les questions que d’autres femmes m’ont posées — et que je me serais posées.

Je veux y répondre comme j’aurais aimé qu’une vraie personne me réponde quand j’en étais encore à la nuit dix-neuf.

Est-ce que c’est du microneedling ? Pas au sens du cabinet. Le microneedling médical pénètre la peau sur plusieurs millimètres, avec des aiguilles plus longues, en clinique. L’appareil Miyora utilise des micro-pointes beaucoup plus courtes, pensées pour un usage cosmétique à domicile. Ça y ressemble visuellement. Le mécanisme n’est pas le même.

Est-ce que c’est une injection ? Non. Aucune aiguille profonde, aucun produit injecté, aucun cabinet.

Est-ce que c’est sûr ? C’est aussi sûr que peut l’être un rituel cosmétique avec un applicateur stérile à usage unique sur son propre visage : très sûr si on suit la notice, qu’on ne réutilise jamais un embout, et qu’on ne l’utilise pas sur une peau lésée ou irritée, ni pendant la grossesse. Si vous avez de la rosacée, une peau très sensible ou une affection dermatologique active, demandez l’avis de votre médecin avant. Moi, je n’avais aucune de ces conditions, et j’ai procédé sans consulter. C’était mon choix.

Est-ce que ça fait mal ? Non. Ça picote. Je comparerais ça à une petite décharge statique, mais rythmée, sur cinq minutes.

Et si ma peau est sensible ? Allez-y plus doucement. Miyora recommande un test de tolérance au début — que je n’ai pas fait, et que je ne conseille pas de sauter. Espacez à une fois toutes les deux semaines le premier mois. Sautez les soirs où votre peau réagit. Ne le faites pas la veille d’un événement important.

Qu’est-ce qu’il y a dans le sérum ? Replexium™ est un complexe de peptides, avec de l’ergothionéine et de l’acide hyaluronique (sodium hyaluronate). Les noms complets sont sur la boîte et dans la liste INCI. J’ai lu chaque ingrédient avant d’acheter. Je suis le genre de femme qui lit les listes d’ingrédients.

C’est qui, derrière ? Une petite entreprise. Le fondateur l’a créée pour sa mère, Monique, qui ne pouvait plus s’offrir la routine anti-âge en institut qu’elle suivait depuis des années. L’histoire est sur la page « à propos ». Je l’ai lue avant d’acheter.

Peut-on juste prendre le Kit Découverte, sans abonnement ? Oui. C’est ce que j’ai fait. 95 €, achat unique. Si vous décidez que ce n’est pas pour vous, vous ne renouvelez pas. Si vous décidez que ça marche, vous passez à l’abonnement plus tard, comme moi, à 79 € par mois.

Et si ça ne me fait rien ? Miyora propose une garantie satisfaite 90 jours. Les conditions sont sur le site. Je les ai lues avant d’acheter — pas parce que je comptais m’en servir, mais parce que je lis les petites lignes par principe. C’est cette garantie qui m’a fait sentir que je ne jetais pas 95 € dans le vide. Lire les détails du rituel →

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Famille autour d’une table de fête, un fils lève son verre vers sa mère
Cette fois, quand elle a sorti son téléphone, je ne suis pas partie dans la cuisine.

Ce réveillon-ci.

Il y a deux moments que je n’avais pas mis dans le post Facebook.

Jacqueline est arrivée la première. Ma belle-mère. La même Jacqueline qui m’avait tenue à bout de bras l’an dernier en me disant que j’avais l’air fatiguée. Qui me jouait l’inquiétude depuis dix ans.

Elle est entrée dans la cuisine, a posé son manteau, posé son sac, et s’est avancée vers moi. Elle a pris mon visage dans ses deux mains — ses deux mains, comme on tient le visage d’un enfant qu’on n’a pas vu depuis longtemps — et elle a dit :

« Lauren… tu te ressembles tellement, en ce moment. »

Même tête penchée. Même inquiétude théâtrale. Mais le mot, à la fin, était différent. Toi.

Je n’ai rien dit. Je suis allée dans la salle à manger ajuster le centre de table, qui n’avait pas besoin d’être ajusté. J’avais besoin de trente secondes. Je me les suis données.

Le dîner s’est passé comme se passent les dîners. Pascal a mal découpé la volaille. Mon fils a raconté une histoire qu’on connaissait déjà. Jacqueline a refusé le saumon. Ma belle-fille a refusé la viande.

Au milieu du repas, mon fils s’est levé. Il a levé son verre. Il n’avait pas prévu de le faire — je le voyais à sa façon de tenir sa fourchette de l’autre main, comme s’il avait oublié quoi en faire.

« À maman », a-t-il dit. « Pour trente ans de tout ça. »

Ma belle-fille a levé son téléphone. Je n’ai pas bougé. Je n’ai pas tourné la tête. Je ne suis pas allée en cuisine chercher une bûche qui n’avait pas besoin d’être cherchée. Je l’ai laissée faire.

Elle a publié la photo ce soir-là. « Ma belle-mère. La raison pour laquelle cette famille tient debout. » Quarante-deux commentaires le lendemain matin.

Je les ai tous lus, à la table de la cuisine, avec un café, dans la cuisine qui était vide après que je l’avais rangée. Ils parlaient de moi. De mes repas. De la femme qui tient tout ça debout depuis trente ans.

J’étais sur la photo. Ce qui est, je m’en rends compte en l’écrivant, tout ce que j’avais voulu.

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Ce que je dirais à la femme de 50 ans que j’étais.

Je ne dirais pas grand-chose. Ce n’est pas le genre de femme qui aime qu’on lui dise.

Je dirais : ce qui arrive à ton visage n’est pas ta faute. Et ce n’est pas non plus aussi définitif que tu le crois.

Je dirais : tu vas dépenser 1 300 € en soins dans les deux mois qui viennent. Aucun ne marchera. Ne te sens pas idiote. Tu fais la seule chose qu’on t’a dit de faire.

Je dirais : la dermatologue te parlera de comblement. Repars. La femme du mariage au visage figé — tu t’en souviens. Tu ne veux pas être elle. Tu as raison de repartir.

Je dirais : il existe une méthode entre la crème et le cabinet dont personne ne t’a parlé. Ce n’est pas magique. Ce n’est pas rapide. Il faudra quatre séances avant de voir quoi que ce soit, et tu abandonneras presque à la troisième. Ne le fais pas. La quatrième est la bonne.

Et je dirais : ton mari te voit encore. Il te voit depuis le début. Il te le dira, un jour, devant le lave-vaisselle, un mardi. Attends-le.

“La chaise à table est encore à toi. La photo aussi. La cuisine aussi. Personne ne viendra te les rendre. Il faudra que tu y retournes.”

Si vous êtes dans votre propre 2 h du matin

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Je ne peux pas vous dire ce que votre visage fera. Je peux vous dire ce que le mien a fait. Et je peux vous dire que la chaise à table est à vous, que la photo est à vous, que la cuisine est à vous — et que personne ne viendra vous les rendre. Il faudra que vous y retourniez.

Avec douceur,
Isabella Dubois
Les Chroniques de Bella

Ce que d’autres lectrices m’ont écrit

Une sélection parmi les messages reçus ces dernières semaines.

S
Sylvie, 56 ans · Bordeaux

“J’ai lu ça un mercredi matin, porte fermée, au bureau. Ma fille s’est mariée il y a trois semaines. Il y a trois cent quarante photos. Je suis sur onze, et sur sept je suis derrière quelqu’un. Je n’avais pas réussi à ouvrir l’album. J’ai commandé le Kit Découverte hier. Merci d’avoir mis des mots sur ce que personne n’avait nommé pour moi.”

N
Nathalie, 52 ans · Bruxelles

“Le passage sur le miroir m’a fait mal. Je fais exactement ça : je regarde mes cheveux, puis mon rouge à lèvres, jamais mon visage entier. Je ne l’avais jamais dit à personne. Je vais essayer, le dimanche soir, pendant que mon mari regarde son match.”

F
Florence, 53 ans · Genève

“Je dirige une équipe de quarante personnes. Réunions, comités, présentations. Et depuis un an, je me cache au fond de chaque photo de groupe. La semaine dernière, à un séminaire, j’ai demandé qu’on reprenne une photo en prétextant que j’avais cligné des yeux. Je n’avais pas cligné. Je détestais juste mon visage. J’ai commandé le kit dans l’avion du retour.”

C
Chantal, 61 ans · Lyon

“Mon mari est parti il y a onze mois. Je me racontais que j’avais cessé de prendre soin de moi à cause du deuil. En vous lisant, j’ai compris que j’avais aussi arrêté parce que je ne me reconnaissais plus, et que le deuil était l’explication commode. J’ai commandé. Pas pour lui. Pour la femme que j’essaie de reconnaître à nouveau.”

Messages partagés avec l’accord de leurs autrices, certains détails modifiés pour préserver l’anonymat. Les expériences sont personnelles ; les résultats varient d’une personne à l’autre.

Les Chroniques de Bella
Cette page contient des liens commerciaux vers Miyora Skin. Miyora est un rituel cosmétique à domicile et non un traitement médical. Les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre. Utiliser uniquement selon les instructions.

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