Dans les semaines qui ont suivi, j'ai fait ce que font les femmes qui recommencent.
J'ai repris une routine. J'ai rappelé des amies que j'avais négligées. J'ai refait des listes — cette fois, pour moi.
Et j'ai cherché quelque chose pour ma peau.
Pas par vanité. Ou peut-être un peu. Mais surtout parce que prendre soin de son visage, c'est le geste le plus concret, le plus quotidien, le plus intime qu'on puisse faire pour se réapproprier son corps.
J'avais essayé des choses pendant des années. Des sérums achetés sur des coups de tête. Des crèmes recommandées par des magazines. Des coffrets offerts à Noël que j'utilisais deux fois avant de les oublier sur l'étagère de la salle de bain.
Le résultat restait toujours... en surface.
Littéralement.
Comme si ma peau entendait les promesses, mais ne les croyait plus.
Et j'avais toujours cette frustration étrange : je faisais des efforts… pour un résultat que je ne sentais pas vraiment.
C'est une collègue dermatologue, Sophie, qui a changé ma façon de voir les choses.
On prenait un café. Je lui parlais de cette sensation d'effort sans résultat.
Et elle m'a dit quelque chose de très simple, que je n'avais jamais entendu formulé ainsi :